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UEMOA/Blanchiment d’argent: le Togo et quatre autres pays sous haute surveillance
UEMOA/Blanchiment d’argent: le Togo et quatre autres pays sous haute surveillance

UEMOA/Blanchiment d’argent : cinq pays sous haute surveillance

Le blanchiment d’argent continue de peser lourd dans l’espace UMOEA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Selon un rapport du Basel Institute on Governance, plusieurs pays présentent des niveaux de vulnérabilité élevés. Derrière ces données se cache une réalité préoccupante. Les flux financiers illicites fragilisent les économies et ralentissent les efforts de développement dans la région.

Le blanchiment d’argent, un risque qui persiste dans la zone UEMOA

Le classement repose sur 17 indicateurs issus d’organisations reconnues comme le Groupe d’action financière, Transparency International et la Banque mondiale. Chaque pays reçoit un score. Plus il est élevé, plus le risque de blanchiment d’argent est important. Ces critères prennent en compte la transparence, la gouvernance et la capacité des institutions à contrôler les flux financiers.

Les pays les plus exposés

  • La Guinée-Bissau arrive en tête avec un score de 7,30. Cette position s’explique par des faiblesses structurelles, notamment dans la gouvernance et la régulation financière.

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  • Le Niger suit avec 6,84. Le contexte sécuritaire rend la surveillance des flux financiers plus complexe.
  • Le Togo occupe la troisième place avec 6,44. Malgré des efforts en matière de régulation, le pays reste exposé à des risques.
  • Le Bénin enregistre un score de 6,33. Les circuits financiers informels continuent d’affecter la transparence.
  • Le Mali ferme ce classement avec un niveau de risque lié à l’instabilité politique et sécuritaire.

Des progrès visibles mais encore limités

Certains pays affichent des avancées. La Côte d’Ivoire, par exemple, enregistre un score de 6,05 et passe dans la catégorie de risque moyen. Cette amélioration est liée au renforcement du cadre réglementaire et des mécanismes de contrôle.

Malgré cela, les défis restent importants dans la région. Le manque de transparence et la difficulté à tracer les flux financiers continuent de freiner les progrès.

La lutte contre le blanchiment d’argent dans l’UEMOA reste un défi majeur. Les avancées observées sont encourageantes mais encore insuffisantes.

Pour renforcer la confiance et sécuriser les économies, les États devront poursuivre les réformes et améliorer leurs systèmes de contrôle. L’enjeu dépasse la simple régulation financière et touche à la crédibilité économique de toute la région.

Sandrine TCHAMIE