Des diplômés en situation de handicap poursuivent leur mouvement de protestation devant le Secrétariat général du gouvernement à Lomé. À travers cette mobilisation, ils réclament un recrutement dérogatoire dans la fonction publique afin de faciliter leur insertion professionnelle. Les manifestants estiment que malgré leurs qualifications, ils continuent de faire face à d’importantes difficultés pour accéder au marché de l’emploi.
Diplômés handicap : l’urgence sociale
Selon les protestataires, cette lutte ne date pas d’aujourd’hui. Ils affirment défendre cette cause depuis près de cinq ans, sans obtenir jusqu’à présent de réponse favorable à leurs demandes. Le Lundi 18 juin, les manifestants ont de nouveau attiré l’attention des autorités sur leur situation, réitérant leur volonté de voir l’État mettre en place des mesures spécifiques en faveur des diplômés en situation de handicap.

Cette mobilisation intervient alors que la loi de finances 2026 prévoit un crédit d’impôt annuel de 120 000 FCFA pour les entreprises privées qui recrutent des personnes handicapées à compétences égales. Une disposition que les manifestants jugent insuffisante. Selon eux, l’État, premier employeur du pays, devrait également donner l’exemple en ouvrant davantage les concours et recrutements administratifs aux personnes vivant avec un handicap.
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Les diplômés mobilisés rappellent les efforts consentis pour poursuivre leurs études et décrocher leurs diplômes malgré les contraintes liées à leur condition. « Nous avons consenti de nombreux efforts pour obtenir nos diplômes malgré notre handicap. Nous voulons simplement avoir la possibilité de travailler et de contribuer au développement du pays », ont-ils déclaré.
À travers cet appel, ils sollicitent l’implication du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, afin que leur situation fasse l’objet d’une attention particulière. Au-delà de leurs revendications immédiates, les manifestants plaident pour une meilleure prise en compte des personnes en situation de handicap dans les politiques publiques d’emploi. Ils espèrent que leur mouvement permettra d’accélérer les initiatives favorisant l’égalité des chances et l’insertion professionnelle de tous les citoyens.
Sandrine TCHAMIE











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