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Carburant frelaté : les contrevenants risquent jusqu’à 10 millions de FCFA d’amende dès octobre
Carburant frelaté : les contrevenants risquent jusqu’à 10 millions de FCFA d’amende dès octobre

Carburant frelaté : les contrevenants risquent jusqu’à 10 millions de FCFA d’amende dès octobre

Les produits pétroliers feront l’objet de contrôles sur l’ensemble du territoire togolais à compter du 1er octobre 2026. L’opération vise à vérifier la présence effective du marqueur dans le super carburant et le gasoil, dans le cadre de la Solution automatisée de marquage (SAM)L’objectif est de mieux suivre les produits pétroliers, détecter les éventuelles manipulations et renforcer la lutte contre la fraude dans le secteur.

Les vérifications concerneront plusieurs maillons de la chaîne de distribution. Les agents habilités pourront intervenir dans les dépôts, les stations-service, les points de stockage et de distribution, ainsi que sur les camions-citernes. Les contrôles reposeront sur des prélèvements d’échantillons pouvant atteindre 500 ml. Ceux-ci seront ensuite analysés dans des laboratoires mobiles spécialement équipés pour détecter la présence du marqueur.

Il faut savoir que le marquage des produits pétroliers consiste à incorporer directement dans le super carburant et le gasoil un traceur chimique sécurisé associé à un colorant, avant leur mise en circulation.

« Il ne s’agit donc pas simplement d’une vérification visuelle. La présence du marqueur doit être confirmée techniquement », précise Esso-Wavana Ahmed Adoyi, président de la commission chargée du suivi de la Solution automatisée de marquage.

Une concentration anormalement faible du marqueur peut notamment révéler une dilution, un mélange avec du carburant non marqué ou une autre manipulation frauduleuse.

Jusqu’à 10 millions de FCFA d’amende

Les infractions constatées pourront entraîner différentes sanctions. La dilution, le frelatage, la détention d’un marqueur non autorisé ou encore la violation des scellés sont passibles d’amendes allant de 1 à 10 millions de FCFA. Ces sanctions s’ajoutent aux droits et taxes éventuellement dus ainsi qu’aux poursuites judiciaires prévues. En cas de récidive, les sanctions pourront être doublées. Une fermeture temporaire de l’établissement concerné pourra également être décidée.

À travers ces contrôles, les autorités veulent également sécuriser les recettes fiscales de l’État et renforcer la traçabilité des carburants. Le 1er octobre constituera ainsi une nouvelle étape dans la mise en œuvre du marquage des produits pétroliers au Togo, avec des contrôles désormais réalisés directement sur le terrain.

Sandrine TCHAMIE